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Michel Sardou

 
Michel Sardou. Source: Wikipedia

Michel Sardou [miʃɛl saʁdu] , né le à Paris, est un chanteur et comédien français.

Fils des comédiens Fernand Sardou et Jackie Sardou, et petit-fils de Valentin Sardou, Michel Sardou est le descendant d'une tradition familiale dans le monde du spectacle depuis le milieu du XIXe siècle. Auteur de nombreux succès, il compte parmi les chanteurs français les plus populaires.

Après des débuts difficiles chez Barclay Records, Sardou connaît un début de notoriété, en 1967, avec Les Ricains, d'autant que la censure qui frappe la chanson attire l'attention sur lui. Ce n'est cependant qu'au début des années 1970 que sa carrière connaît un véritable second départ. Il enchaîne alors les succès et devient en quelques années l'un des artistes les plus appréciés du public. Si à partir des années 1990 les tubes se font moins nombreux, sa popularité demeure intacte et il établit souvent des records de fréquentation lors de ses tournées et concerts parisiens. Depuis la fin des années 2000, il accorde une place de plus en plus importante à ses activités de comédien de théâtre.

Michel Sardou développe tout au long de sa carrière une identité artistique singulière, du fait de la grande diversité des thèmes abordés dans ses chansons. Bien qu'il récuse le terme de « chanteur engagé », les nombreux regards qu'il lance sur la société ont divisé la classe médiatique et les commentateurs à de multiples reprises, déclenchant plusieurs controverses dans les années 1970 et s'attirant les foudres de nombreuses associations, politisées ou non, et principalement du Mouvement de libération des femmes (MLF).

Il subit des polémiques qui, toutefois, n'ont jamais affecté son succès puisqu'il a enregistré, en cinquante ans de carrière, 26 albums studio et 18 albums live, réunissant un total de plus de 350 chansons, et reçu quatre Victoires de la musique. Michel Sardou a vendu plus de 100 millions de disques,,, ce qui le classe parmi les plus grands vendeurs de disques français.

Biographie

Origines et enfance

Michel Sardou naît le à Paris, à 14 heures, dans une clinique de la rue Caulaincourt située dans le 18e arrondissement. « Enfant de la balle », fils unique de la danseuse et comédienne Jackie Sardou et du chanteur et comédien Fernand Sardou, petit-fils de Valentin Sardou, il est l’héritier d’une longue tradition familiale dans les métiers du spectacle. Il est d'origine provençale par son père et parisienne par sa mère. Ses grands-parents paternels étaient en effet comiques de scène à Marseille et sa grand-mère maternelle était danseuse de cabaret dans la capitale. Frédéric Quinonero émet l'hypothèse que le nom « Sardou » renverrait à « sarde », une langue parlée en Sardaigne.

Très jeune, il est élevé dans le petit village de Kœur-la-Petite dans la Meuse par une nourrice qui exerce la profession de garde-barrière, Marie-Jeanne, à qui il dédie la chanson Marie ma belle en 1994. Mais cette existence ne dure pas, et il passe son enfance à suivre ses parents dans les cabarets parisiens où ils se produisent et assiste à leurs tournées, ce qui représente une passion pour lui.

Alors pensionnaire au collège du Montcel, établissement privé luxueux de Jouy-en-Josas, sa situation scolaire peu brillante et la vie qu'il mène, entre coulisses et salles de spectacles, le poussent petit à petit à envisager d'arrêter ses études qui ne l'intéressent pas. En 1964, âgé de dix-sept ans, après avoir passé la première partie de son baccalauréat, il projette de s'enfuir au Brésil afin d'y monter une boîte de strip-tease. Son père le rattrape de justesse à l'aéroport.

Durant la première partie des années 1960, Michel Sardou chante dans différents cabarets de Montmartre, dont celui de Patachou (mère de l'auteur-compositeur Pierre Billon, avec qui il se lie d'amitié et avec lequel il collabore à partir des années 1970). Il officie également le soir comme serveur-artiste (1963) et chanteur (1964-1965) au cabaret Chez Fernand Sardou ; dans la journée il prend des cours de théâtre chez Raymond Girard puis chez Yves Furet.

C'est au théâtre du Châtelet qu'il rencontre la danseuse Françoise Pettré, avec laquelle il se marie en 1965 à l'église Saint-Pierre de Montmartre.

Les débuts (1965-1970)

Après avoir tourné en tant que figurant dans le film Paris brûle-t-il ? de René Clément en 1965, Michel Sardou décroche un premier contrat avec la maison de disques Barclay Records. Il débute dans la chanson la même année avec le 45 tours Le Madras coécrite avec ses amis Michel Fugain et Patrice Laffont. Cette chanson qui est une charge contre le mouvement hippie lui offre un premier passage à la télévision, durant lequel il est confronté à un jury, dans lequel figure l'acteur Jean Yanne. Ces derniers ne l'estiment pas capable de percer dans le monde de la chanson, et la sortie du Madras passe incognito. S’ensuit une série de 45 tours qui, petit à petit, lui donnent un début de notoriété, sans pour autant rencontrer de véritable succès commercial.

En 1966, il fait la rencontre de Jacques Revaux, qui devient son plus fidèle collaborateur et le compositeur de nombreuses chansons, dont beaucoup figurent parmi les classiques de son répertoire. Mais la même année, il est arrêté par les gendarmes, pour avoir oublié de répondre au recensement militaire, dans la salle de Bobino où il assure la première partie du spectacle de François Deguelt. Conduit à la caserne de Montlhéry, il doit alors assumer dix-huit mois de service militaire. Cette expérience lui inspire, cinq ans plus tard, la chanson satirique Le Rire du sergent.

Sa carrière est réellement lancée en 1967, avec le titre Les Ricains, aussitôt censuré : alors que la France est sortie du commandement intégré de l’OTAN un an plus tôt, et que la guerre du Viêt Nam provoque une vague d’antiaméricanisme, Michel Sardou chante le devoir de reconnaissance envers les États-Unis sans qui, affirme-t-il, « vous seriez tous en Germanie / À parler de je ne sais quoi / À saluer je ne sais qui », claires allusions à la Libération de 1944 par les forces alliées. La chanson n'est pas du goût du Président de la République Charles de Gaulle qui recommande sa non diffusion à l'ORTF, le refrain étant notamment perçu comme une critique de la ligne géopolitique gaullienne. Un gendarme intervient même à Europe n°1 pour se saisir du 45 tours.

Cet épisode confère au chanteur une notoriété nouvelle mais encore fragile. Entre 1967 et 1970, il peine toujours à rencontrer un franc succès ; seule la chanson Petit, en 1968, obtient un succès d'estime. Devant l’enchaînement de 45 tours au succès très mitigé, Eddie Barclay décide en 1969 de résilier son contrat, ne l'estimant « pas fait pour ce métier ». Le même jour, Barclay licencie également Pierre Perret.

Le , Michel Sardou signe avec la maison de disque Tréma, un label discographique créé la même année par Jacques Revaux et Régis Talar afin de poursuivre la production de ses disques. Sa première fille, Sandrine, naît le .

L'ascension (1970-1975)

En 1970, il atteint véritablement le statut de vedette. Il enregistre l'album J'habite en France, dont est extrait le 45 tours qui devient son premier grand succès radiophonique et commercial : Les Bals populaires. Alors qu’il n'en voulait initialement pas, cette chanson le place en première place du hit-parade et termine quatrième plus gros succès de l'année 1970. Plus tard dans l'année, les titres J’habite en France et Et mourir de plaisir, extraits du même album, s'imposent aussi comme de grands succès.

Le style de l’album J'habite en France, qui obtient le prix de l'Académie Charles-Cros remis par le Président de la République Georges Pompidou en 1971, vaut à Sardou d'être classé dans la catégorie « chanteur populaire ». La chanson du même nom l’impose même comme le chanteur de la « France profonde » aux yeux des médias. C’est une image dont il peine à se défaire au cours de sa carrière, bien qu’il ne se soit pas éternisé dans le registre de la chanson à boire.

Les Bals populaires ouvrent cependant la voie à une décennie de succès permanent : à chaque sortie d’album, Sardou se hisse dans les premières places du hit-parade. C’est le cas avec Le Rire du sergent (1971), Le Surveillant général (1972), et en 1973, avec La Maladie d'amour. Cette chanson reste à ce jour son plus gros succès radiophonique, l'album du même nom restant 21 semaines en tête des ventes, un record pour l'époque. Cette réussite est confirmée avec le succès rencontré par les chansons qui suivent : Les Vieux Mariés, Les Villes de solitude (1973), Une fille aux yeux clairs (1974).

En 1971, Michel Sardou se produit pour la première fois à l'Olympia. Mais parallèlement à sa popularité, le chanteur fait l’objet de polémiques de plus en plus vives. Des voix féministes, dont le Mouvement de libération des femmes, s’élèvent contre les chansons Les Villes de solitude, où Sardou se mettant dans la peau d'un homme sous l'emprise de l'alcool, chante « J'ai envie de violer des femmes, de les forcer à m'admirer » et Les Vieux Mariés, au ton perçu comme patriarcal en raison des vers suivants : « Tu m'as donné de beaux enfants, tu as le droit de te reposer maintenant ». Ces militantes manifestent fréquemment devant les salles où le chanteur doit se produire.

Sa seconde fille Cynthia voit le jour le . Un fils, Romain, lui naît le de sa relation avec Élizabeth Haas, dite « Babette », qu'il épouse par la suite en 1977.

Durant l'été 1974, Johnny Hallyday et Michel Sardou se produisent ensemble, le 3 août, aux arènes de Béziers et le 28 août à la patinoire de Genève. L'ordre d'entrée en scène est joué aux dés par les deux protagonistes : Sardou joue en première partie et Hallyday assure la seconde. Il le rejoint pour le final et pour La Musique que j'aime et Johnny B. Goode interprétés en duos.

Le chanteur se produit une deuxième fois à l'Olympia du au , spectacle dont Carlos assure la première partie.

En novembre 1975, sort le 45 tours Le France, chanson dans laquelle Sardou s'exprime au nom du paquebot du même nom, à cette époque amarré à un quai du port du Havre, alors que le gouvernement de Jacques Chirac a annoncé mettre fin à la prise en charge de son déficit : « Ne m'appelez plus jamais France / La France, elle m'a laissé tomber », chante-t-il. La chanson, qui devient par la suite un classique de son répertoire, se vend à plus d’un million d’exemplaires et lui vaut d'être salué par les syndicats et le Parti communiste français, malgré son image de chanteur engagé à droite et les hostilités qui les avaient déjà séparés. En signe de rétorsion, Valéry Giscard d'Estaing lance contre lui une procédure de redressement fiscal, comme l'explique plus tard le chanteur. Cette chanson précède un album – La Vieille – qui, malgré son succès, cause au chanteur de forts désagréments.

Succès et controverses (1976-1977)

Le père de Michel Sardou, Fernand Sardou, meurt le .

Au début de la même année, Sardou se lance dans l'édition d'un magazine, M.S. Magazine, dans un esprit de rivalité et même de polémique avec Claude François qui a repris Podium et en a fait un magazine à succès. Cinq numéros paraissent entre le 1er janvier et le mois de juin 1976. Après avoir suscité moqueries et controverses, le journal disparaît dans l’indifférence générale. C'est un gouffre financier pour Sardou, qui y a investi plus de deux millions et demi de francs.

À l'été 1976, la chanson Je vais t'aimer, deuxième extrait de l'album à paraître, vaut à Sardou un nouveau très gros succès et s'impose comme l'un des titres les plus importants de sa carrière. Le , dans le cadre des célébrations de la fête nationale, Sardou se produit à Strasbourg devant plus de 150 000 spectateurs, accompagné par un orchestre dirigé par Jean Claudric et composé de cent musiciens. L'événement est retransmis en direct sur Europe n°1 et sur FR3.

En outre, malgré le grand succès public de l'album La Vieille – qui dépasse le million d'exemplaires vendus –, plusieurs titres issus de cet opus suscitent la polémique : J’accuse, Le Temps des colonies et surtout Je suis pour lui valent de nombreux déboires.

Avec Le Temps des colonies, Sardou se voit accusé de faire l’apologie d’un colonialisme primaire et raciste. Les radios refusent de diffuser le titre, sauf France Inter, qui ne le passe qu’une seule fois. Le quotidien Libération commente alors au sujet de la chanson : « Le fascisme n’est pas passé et Sardou va pouvoir continuer à sortir ses sinistres merdes à l’antenne ». Face aux incompréhensions que la chanson suscite, Sardou demande lui-même le retrait de sa commercialisation en format 45 tours.

Le caractère social des chansons de l'album s’étend jusqu'à Je suis pour, chanson qui évoque un père dont l’enfant a été assassiné et qui clame à cor et à cri : « Tu as tué l’enfant d’un amour / Je veux ta mort, je suis pour ». Le titre sort en pleine affaire Patrick Henry et met définitivement le feu aux poudres, Sardou se voyant accusé de faire l’apologie de la peine de mort. Le chanteur s’en est pourtant toujours défendu en prétendant illustrer la loi du talion.

Alors que le chanteur semble se positionner nettement à droite, ses principaux détracteurs sont Libération, Rouge et Le Quotidien du Peuple, trois journaux marqués à gauche. Sardou déchaîne des batailles éditoriales, comme dans les colonnes de L'Humanité, mais il suscite également de profondes interrogations sur le sens sociologique de son succès. Dans Rouge, on peut lire par exemple : « Le propre d’un chanteur comme Sardou est d’être parvenu à donner forme à une chanson réactionnaire, au sens fort du mot. Il exprime les effets de la crise des valeurs et de l’idéologie traditionnelle sur ceux qui ne sont pas prêts à remettre présentement celle-ci en cause ».

Les pro et les anti-Sardou, journalistes comme artistes, font entendre leur voix. Ses soutiens écrivent dans les colonnes du Figaro, de Paris Match ou du Monde. Plusieurs artistes, pourtant engagés à gauche, le soutiennent, comme Yves Montand, Serge Reggiani, Bernard Lavilliers ou encore Maxime Le Forestier, au nom de la liberté d'expression. Le , l'écrivain et polémiste Jean Cau prend la défense de Sardou dans Paris Match, dans un style teinté d'ironie à l'égard de ses détracteurs, et rapportant le climat de violence qui règne alors autour du chanteur.

Début 1977, un comité « anti-Sardou » se forme sous l'impulsion du journaliste belge Bernard Hennebert, se donnant pour but d’empêcher le chanteur de donner ses récitals au cours de la tournée qui commence en février 1977. Des manifestations sont organisées en province contre sa venue, les manifestants l’accueillent par des insultes à son arrivée, peignent des croix gammées sur les véhicules de sa caravane, distribuent des tracts très virulents. Le , une bombe artisanale est même retrouvée dans la chaufferie de Forest National, à Bruxelles. Michel Sardou prend la décision d’annuler les deux derniers concerts de sa tournée.

En 1978 paraît un opuscule intitulé Faut-il brûler Sardou ? écrit par Louis-Jean Calvet et Jean-Claude Klein, dans lequel ils accusent Sardou d'accointances avec l'extrême droite.

Vers un Sardou plus consensuel (1977-1980)

Devant l'ampleur des événements, Michel Sardou prend du recul avec la chanson à caractère social — sans y renoncer pour autant, comme en témoignent les chansons Le Prix d'un homme et Monsieur Ménard, extraits de l'album Je vole (1978), qui évoquent respectivement un enlèvement (l'actualité de cette année-là est marquée par l'enlèvement d'Aldo Moro en Italie ou encore celui du baron Empain en France) et la violence scolaire (un professeur frappé par un élève).

En 1977, il sort un album à nouveau dominé par la chanson d'amour qui lui vaut quelques sommets dans les hit-parades : La Java de Broadway, qui s'écoule à plus d'un million d'exemplaires et contient notamment la chanson éponyme ainsi que le single le plus vendu de toute sa carrière, succès de l'été 1977, le slow Dix ans plus tôt, dont les ventes dépassent 1,3 million d'exemplaires. Ce 33 tours, comme celui de 1978 Je vole, lui permettent d’enregistrer des records de vente, prouvant que les événements liés à l'album précédent n’ont pas altéré sa popularité. Les tubes En chantant et Je vole manifestent un retour à la thématique de l'enfance, voire à l'introspection. À propos d'En chantant, il déclare : « J'avais besoin d'une vraie chanson populaire, facile à entendre et simple à retenir. Les chansons de combat commençaient à me fatiguer. J'avais dans l'idée de changer de métier. J'étais malade, et aucun médecin ne savait de quoi je souffrais. Quelqu'un m'a conseillé de partir en voyage ; en m'assurant que j'allais m'ennuyer partout, mais qu'en rentrant je serais guéri. Je suis parti ».

Sardou se marie avec Babette en octobre 1977. Son quatrième et dernier enfant, Davy, naît le .

Du 28 octobre au 29 novembre 1978, il se produit pour la première fois au Palais des congrès de Paris. Le Temps des colonies figure au programme, mais ni J'accuse ni Je suis pour, l'artiste ayant définitivement renoncé à l'interpréter sur scène.

Les albums de 1979 (Verdun) et 1980 (Victoria), qui poussent plus loin cette logique intimiste et personnelle, affichent moins de tubes et moins de titres sortis en 45 tours. Des rumeurs circulent d’ailleurs un temps sur une éventuelle maladie grave, car Sardou se fait plus rare dans les médias.[réf. nécessaire]

En 1980, il participe à la création de la comédie musicale Les Misérables, interprétant la chanson À la volonté du peuple en prêtant sa voix à Enjolras, personnage du roman de Victor Hugo. D'après son propre témoignage, il souhaitait incarner le personnage sur scène mais Robert Hossein, le metteur en scène, ne voulait pas de vedette dans la distribution.

Une popularité toujours croissante (1981-1991)

Pendant les années 1980, Michel Sardou voit sa popularité se pérenniser. Tout au long de cette décennie, il produit de nombreux tubes, aidé par la diffusion radiophonique importante, avant chaque sortie d'album, d'une chanson rythmée représentant le nouvel opus (Afrique adieu, Chanteur de jazz, Musulmanes, La même eau qui coule…). L'album de 1981 (qui contient deux de ses plus grands succès : Les lacs du connemara et Être une femme) entre au Livre Guinness pour le niveau de ses ventes.

En outre, la fréquentation de ses spectacles, au Palais des congrès de Paris puis, à partir de 1989, au Palais omnisports de Paris-Bercy, est sans cesse croissante. Il se produit la plupart du temps à guichets fermés et bat des records de durée dans plusieurs salles. Les chiffres qu'il établit le classent toujours parmi les chanteurs français les plus populaires. Paraissant plus consensuel, même ses titres les plus « engagés » (le chanteur réfute encore et toujours ce qualificatif) sortis au cours de cette décennie ne suscitent que peu d'émoi.

Que ce soient Vladimir Ilitch (1983), à la fois hommage aux idéaux de Lénine et dénonciation des dérives du régime communiste en URSS, Les Deux Écoles (1984), qui évoque l’opposition école libre / école publique au moment du projet de loi Savary, ou Musulmanes (1986), regard amer sur la condition de la femme dans les pays arabes, ces chansons rencontrent plus de succès que de polémique. Avec cette dernière chanson, qui rend avant tout hommage aux femmes musulmanes, Sardou permet également d'éloigner de lui les suspicions de racisme portées contre lui après Le Temps des colonies, d'autant qu'il précise refuser l'amalgame entre musulmans et « talibans ou poseurs de bombes », qui commencent à sévir dans les années 1980. Il déclare le  : « Je regrette que des gens bruyants stigmatisent une communauté à des fins électoralistes. J'avais écrit Musulmanes pour rendre hommage à une civilisation, une culture déjà montrée du doigt à l’époque. Mais là, ça devient dément ».

Il participe à deux reprises au rallye Paris-Dakar, en voiture, comme co-pilote de Jean-Pierre Jabouille, en 1984 et en 1985, sans jamais parvenir toutefois à terminer la course. Cette expérience au cœur des paysages sahariens est à l'origine de l'écriture de la chanson Musulmanes,.

En 1987, Michel Sardou obtient la reconnaissance de la profession en recevant aux Victoires de la musique la Victoire de la chanson originale pour Musulmanes. Il fait son premier passage sur la scène du Palais omnisports de Paris-Bercy en 1989. Lors de la tournée de cette année, chaque représentation parisienne se termine alors par une mise en scène de Robert Hossein impliquant plus de cent figurants sur la chanson Un jour la liberté, écrite spécialement pour commémorer le bicentenaire de la Révolution française. Au terme de la tournée, le , il reçoit une Victoire de la musique pour avoir fédéré le plus grand nombre de spectateurs.

L'opus Le Successeur paru en 1988, malgré son million d'exemplaires vendu, n'affiche pas de succès probant bien que deux titres soient parus en singles (La même eau qui coule et Attention les enfants… danger).

À la fin des années 1980, il participe à plusieurs œuvres caritatives. En 1989, il figure dans la chanson humanitaire de Charles Aznavour Pour toi Arménie, parue quelques mois après le séisme du 7 décembre 1988 ayant violemment frappé l'Arménie, parmi de nombreuses personnalités françaises. Il y interprète un couplet entier. Sardou, qui était un ami de Coluche et était présent le jour de la création des Restos du Cœur, participe également avec Véronique Sanson, Jean-Jacques Goldman, Johnny Hallyday et Eddy Mitchell à la première tournée des Enfoirés, en 1989. Dans le documentaire Qui êtes-vous Michel Sardou ? de Mireille Dumas diffusé en 2012, il affirme avoir donné « dix briques », soient 100 000 francs, à Coluche pour le lancement de l'association. Il participe à nouveau aux Enfoirés en 1998, 2004 et 2005.

Un succès plus discret, mais un public toujours fidèle (1991-2001)

Dans les années 1990, Michel Sardou se fait plus discret sur les ondes. S'agissant des controverses qu'il suscite, elles semblent s'être étiolées, et il n'y a guère que Le Bac G (1992), chanson sur le système éducatif français, qui génère des réactions polémiques.

L'album Le Privilège (1990) affiche trois singles (Marie-Jeanne, Le Privilège et Le Vétéran) et s'écoule à presque un million d'exemplaires. Cet album ainsi que la tournée qui suit (Bercy 91) lui valent la Victoire de la musique du Meilleur interprète masculin. La chanson Le Privilège est généralement perçue comme un démenti aux accusations d’homophobie portées à son égard, dans la mesure où Sardou reconnaît l'avoir chantée pour « dénoncer l'amalgame entre homosexualité et perversion ».

Deux ans plus tard, en 1992, la chanson Le Bac G issue de l'album du même nom crée une polémique. Les vers « Vous passiez un bac G / Un bac à bon marché / Dans un lycée poubelle / L'ouverture habituelle des horizons bouchés… / Votre question était "Faut-il désespérer ?" » sont perçus comme une provocation adressée au ministre de l'Éducation nationale Lionel Jospin, qui déclare qu'il se refuse à discuter avec un « saltimbanque », terme que Sardou qualifie de « titre de noblesse ». Le secrétaire d'État à l'enseignement technique, Jacques Guyard, prend la défense du bac G (correspondant aujourd'hui à la filière technologique) et le qualifie de « bon bac ». Certains enseignants dénoncent également une démarche démagogique, voire réactionnaire. Le texte de la chanson est inspiré par un éditorial de Louis Pauwels paru dans Le Figaro Magazine et intitulé « Lettre à l'être », dans lequel l'auteur exprime ses regrets de ne pas avoir pu répondre à un jeune lui demandant : « Faut-il désespérer ? ».

Les albums Selon que vous serez, etc., etc. (1994) et Salut (1997), malgré leur bon niveau de ventes, donnent peu de tubes, mis à part la chanson Salut qui se veut un hommage au public pour ses trente ans de fidélité. Cet album contient aussi le titre Mon dernier rêve sera pour toi où il « s'offre » Johnny Hallyday et Eddy Mitchell en tant que choristes, et qui, selon Sardou lui-même, s'inspire des ennuis de l'homme d'affaires Bernard Tapie qui connaît alors des démêlés avec l'administration fiscale,.

La relative discrétion du chanteur, par rapport aux deux décennies qui ont précédé, s’explique en partie par sa rupture avec ses principaux collaborateurs (Pierre Delanoë pour les paroles et Jacques Revaux pour les compositions), ainsi que par une priorité nouvelle donnée à ses activités d'acteur. Après avoir joué dans le film Promotion canapé en 1990, il joue dans plusieurs téléfilms. En 1996, il foule pour la première fois les planches en tant que comédien dans la pièce Bagatelle(s), modernisation de la pièce britannique de Noël Coward Joyeux Chagrins (1939), mise en scène par Laurent Chalumeau. En 1999, avec la pièce Comédie privée, il joue pour la première fois en compagnie de Marie-Anne Chazel, qu'il retrouve par la suite à plusieurs reprises sur les planches.

S’il se distingue moins à la radio, Sardou rencontre toujours le même succès sur scène, et bat plusieurs records de fréquentation. Du au , il se produit sur la scène de l'Olympia pour 113 représentations jouées à guichets fermés, ce qui constitue un record de longévité pour cette salle. Il obtient par ailleurs, en 1999, la Victoire de la musique du plus grand nombre de spectateurs rassemblés au terme d'une même tournée pour les près de 575 000 personnes réunies au Palais omnisports de Paris-Bercy et à travers la France.

En juin 1999, Babette et Michel Sardou divorcent après près de 22 ans de vie commune. Il se marie une troisième fois le avec l'ancienne rédactrice en chef du magazine Elle Anne-Marie Périer.

L'album Français sort en 2000. La plupart des chansons sont coécrites avec son ami Michel Fugain (l'opus propose par ailleurs une reprise du titre de Fugain Je n'aurai pas le temps). Sa sortie précède une tournée faisant une nouvelle fois escale à Paris-Bercy pour 18 représentations. La tournée rencontre à nouveau le succès et à son terme, Michel Sardou annonce vouloir mettre fin à sa carrière de chanteur. Un différend l'opposant à sa maison de disque, le chanteur rompt avec Tréma le , une démission rendue effective au par décision judiciaire.

Le renouvellement (2001-2009)

Après la tournée de 2001, Sardou semble en effet s'être retiré de la scène musicale pour se consacrer à ses activités de comédien et de directeur du théâtre de la Porte-Saint-Martin, qu'il achète en 2001. Sur la saison 2001-2002, il y joue le rôle principal de la pièce L'Homme en question en compagnie de Brigitte Fossey et sous la direction de Félicien Marceau. Pour André Lafargue du Parisien, sa prestation de comédien s'avère peu convaincante. Il revend l'année suivante ses parts du théâtre à son associé et producteur, Jean-Claude Camus.

En 2004, il signe un contrat auprès de la major du disque Universal Music, ce qui permet la sortie d'un nouvel album intitulé Du plaisir ainsi que sa participation en tant que parrain à l'émission Star Academy diffusée sur TF1. Michel Sardou reprend la scène avec une nouvelle tournée s'étendant jusqu'en 2005, passant notamment par le Palais des sports de Paris et l’Olympia à Paris, en province, en Belgique (où il est fait officier de l'ordre de la Couronne à l'occasion), en Suisse et au Québec. Ce retour est couronné de succès : son nouvel opus se vend à plus de 1,2 million d'exemplaires et obtient la certification disque de diamant. Le duo avec le chanteur québécois Garou, La Rivière de notre enfance, lui ouvre à nouveau les portes des principales radios musicales généralistes. Il est ainsi le chanteur le mieux payé de France de l'année 2004, avec des revenus s'élevant à 3,7 millions d'euros.

Son premier double album, Hors format, sort le . Il comprend vingt-trois nouvelles chansons dont un duo avec Chimène Badi, Le Chant des hommes, et le single Beethoven. Hors format atteint les 400 000 exemplaires vendus et reçoit la certification double disque de platine. En 2007, lors d'une conférence de presse pour la présentation de sa tournée, il annonce que celle-ci sera « la dernière ». Il est au Zénith de Paris du 25 avril au et en tournée en France, Belgique et Suisse, du au .

À partir de la fin des années 2000, Il accorde une importance supplémentaire à ses activités de comédien ; ainsi, il est, à partir du , au théâtre des Variétés dans la pièce Secret de famille d'Éric Assous, avec son fils Davy Sardou et Laurent Spielvogel. La pièce est jouée jusqu'à fin avril 2009. En septembre 2009, la troupe entame une tournée en France, en Belgique et en Suisse.

Nouvelles tournées et théâtre (2010-2016)

L'album Être une femme 2010 sort le . La chanson éponyme, remixée par le DJ Laurent Wolf, et Et puis après sont les singles de cet opus qui inclut également un duo avec Céline Dion, Voler. En septembre 2014, il reconnaît que ce duo n'a pas été une bonne expérience personnelle, du fait que les deux chanteurs ont dû enregistrer leurs parties séparément et que le clip a été réalisé sans lui.

Le chanteur se produit à l'Olympia du 13 janvier au , puis il tourne, du 11 février au , à travers la France, la Belgique et la Suisse. Sa tournée s'achève au Palais des sports de Paris, où il chante du 11 mai au . En mars 2011, il annonce sur son site se séparer de son producteur Jean-Claude Camus, pour retravailler avec Gilbert Coullier.

Le , il débute au Havre une nouvelle tournée intitulée Les grands moments, suite à la parution d'un best-of identiquement nommé le . Prévue pour durer jusqu'en décembre 2013, la tournée le conduit à travers la France, la Belgique, la Suisse, le Canada, le Luxembourg, Monaco et le Liban. Elle compte trois dates au Palais omnisports de Paris-Bercy en décembre 2012 et cinq à l'Olympia en juin 2013. Après ces trois représentations à Paris-Bercy, il devient l'artiste ayant ressemblé le plus grand nombre de spectateurs dans cette salle, dans laquelle il totalise par ailleurs 91 représentations, ce qui constitue également un record avant d'être dépassé par Johnny Hallyday qui compte à sa mort 101 concerts donnés dans cette même salle. Les concerts parisiens précédent une tournée d'été et d'automne, mais des ennuis de santé contraignent le chanteur à annuler, en novembre 2013, les dernières dates du tour Les grands moments. À la suite de ces problèmes, il déclare « faire une pause » dans la musique.

À partir du , il est à l'affiche d'une nouvelle pièce de théâtre jouée à la Comédie des Champs-Élysées et intitulée Si on recommençait, écrite par Éric-Emmanuel Schmitt et mise en scène par Steve Suissa. Il partage les planches avec, entre autres, Anna Gaylor (initialement, Françoise Bertin tenait le rôle mais, souffrante, elle fut hospitalisée après quelques représentations avant de décéder le ) et Florence Coste.

La bande originale du film d'Éric Lartigau La Famille Bélier sorti en décembre 2014 est quasiment exclusivement composée de chansons du répertoire de Michel Sardou, interprétées notamment par Louane, actrice principale de la comédie. La chanson Je vole est, selon la scénariste Victoria Bedos, au fondement du scénario. Le film rend hommage au passage à l'œuvre du chanteur (Éric Elmosnino, qui incarne le professeur de musique, déclare ainsi dans le film que « Michel Sardou est à la variété française ce que Mozart est à la musique classique : intemporel. »).

Du au , il est de retour sur les planches au théâtre de la Michodière pour la pièce Représailles écrite par Éric Assous, mise en scène par Anne Bourgeois et dans laquelle il partage l'affiche avec Marie-Anne Chazel. Après un grand succès à Paris, la pièce est ensuite jouée, d'octobre 2016 à février 2017, en tournée en France, en Belgique et en Suisse.

Adieux à la chanson, La dernière danse et retour au théâtre (depuis 2017)

Michel Sardou annonce le au journal télévisé de TF1 une nouvelle et dernière tournée de chansons intitulée La dernière danse. Il précise toutefois que ce n'est pas une tournée d'adieu, mais plutôt de remerciement pour un public qui le suit depuis cinquante ans.

Son 26e album, intitulé Le choix du fou, paraît le et contient dix titres inédits, dont huit sont signés ou cosignés avec Pierre Billon. L'album prend la tête des ventes lors de sa deuxième semaine d'exploitation. Le succès concomitant de Sardou et nous, album de reprises de ses chansons par de jeunes artistes, s'inscrit dans une certaine redécouverte de son répertoire qu'illustre aussi La Famille Bélier, auprès d'un public plus jeune. Lui-même raconte : « Maintenant, j'ai une clientèle qui va de cinq à douze ans, ».

Le , France 2 diffuse Michel Sardou – Le Dernier Show, une émission présentée par Stéphane Bern et dans laquelle Michel Sardou donne ce qui est annoncé comme sa dernière prestation musicale télévisuelle. Le programme attire près de 4,1 millions de téléspectateurs, se plaçant ainsi en tête des audiences de la soirée. Le 20 décembre 2017, France 3 diffuse le documentaire de Laurent Luyat Michel Sardou – Le Film de sa vie, dans lequel le chanteur revient sur sa carrière avec des archives télévisées inédites.

Après une tournée dans les festivals en été et une tournée à l'automne en province, en Belgique et en Suisse, Michel Sardou se produit à La Seine musicale, nouvelle salle de l'ouest parisien située dans la ville de Boulogne-Billancourt, du au . Le chanteur confie la production de ce nouveau projet à Thierry Suc,. Le dernier concert à La Seine musicale est finalement donné le après ajout de plusieurs dates, sans adieu pour autant, l'artiste voulant désormais se consacrer exclusivement au théâtre,. L'album live de cette tournée, enregistré à La Seine musicale les 11 et 12 avril 2018 et intitulé La dernière danse, paraît le .

À partir du , il figure en tête d'affiche de la pièce N'écoutez pas, mesdames ! de Sacha Guitry, créée au théâtre de la Madeleine en 1942, au théâtre de la Michodière, avec notamment Nicole Croisille pour partenaire.

Vie privée

Michel Sardou se marie avec Françoise Pettré en 1965, alors qu'il est âgé de dix-huit ans, pour s'émanciper de l'autorité parentale, la majorité étant à l'époque établie à vingt et un ans. Leur première fille, Sandrine, naît le et la seconde, Cynthia, le . Ils divorcent en 1977.

Il se marie une deuxième fois, le 14 octobre 1977, avec Elizabeth Haas, dite « Babette » (sœur de l’astrologue Christine Haas). Elle est la mère de ses fils Romain, né le , et Davy, né le . Mais la tumultueuse relation qu'ils mènent durant plus de vingt années, ponctuée d'infidélités, les pousse au divorce en 1998. Le chanteur déclare entretenir un rapport amical avec elle depuis leur séparation.

Michel Sardou se marie une troisième fois le avec l'ancienne rédactrice en chef de Elle, Anne-Marie Périer. Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly-sur-Seine, se charge de les unir dans sa mairie.

Le fait que son premier fils Romain soit devenu écrivain, mais surtout que son second fils Davy soit devenu comédien perpétue la dynastie d'artistes de la famille Sardou. Davy déclare dans une interview accordée au Figaro : « Il y avait quelque chose de magique. Je n'ai pas choisi ce métier par atavisme, je ne me suis pas dit que je devais continuer la dynastie pour que mes proches soient fiers de moi. Jouer, c'était une envie. »

Bien qu'il ait toujours été particulièrement discret sur sa vie privée, Michel Sardou a vu sa fille Cynthia mise sous les feux de la rampe médiatique en 1999. La journaliste, qui allait rejoindre son véhicule le soir du , est victime d'un viol collectif. Elle raconte ce traumatisme dans le livre Appelez-moi Li Lou, paru en 2005. Si elle a, durant de longues années, pris de froides distances avec son père, elle lui témoigne aujourd'hui une grande reconnaissance pour l'avoir soutenue.

Michel Sardou est aujourd'hui cinq fois grand-père : ses petits-enfants se nomment Loïs (fils de Sandrine), Aliénor, Gabriel, Victor-Scott (enfants de Romain) et Lucie (fille de Davy).

Il est également notoire que Sardou a entretenu des relations cordiales avec le président de la République François Mitterrand, malgré des opinions politiques a priori opposées, qui l'a par ailleurs décoré de la légion d'honneur. Il entretient aussi une amitié avec l'ancien président Nicolas Sarkozy qui a assisté à son concert le à l'Olympia, bien qu'il ait pris ses distances avec lui depuis.

Depuis les années 1970, il est passionné par les chevaux et le sport hippique. En 2011, il décide de s'impliquer dans ce domaine et achète peu à peu sept chevaux de course. L'un de ses chevaux remporte le Prix de Louvigny en 2015.

Après avoir habité en Corse, à Miami et à Megève, Sardou réside depuis 2010 dans un manoir du XVIe siècle situé à Bénerville-sur-Mer,, dans le Calvados, près de Deauville. Il possède une collection de près de deux mille livres anciens.

Opinions politiques

Bien qu'il soit toujours considéré comme un des principaux « chanteurs de droite » français (certaines de ces chansons lui ayant d'ailleurs valu d'être taxé de « fasciste », voir plus bas), Michel Sardou cite Pierre Mendès France et François Mitterrand parmi ses hommes politiques préférés : « Mes hommes politiques préférés sont morts : de Gaulle, Mendès, Mitterrand ». Il aurait également milité en faveur de Georges Pompidou. Pour Sophie Girault, il serait un anarchiste de droite, campant le plus souvent des personnages hostiles à la « facilité des idéaux conventionnels ».

Dans un entretien accordé à Paris Match le , il assume être de droite : « Je suis jeune et pourtant je suis de droite. Je vous le dis. Je ne vois pas ce qu’il y a d’antinomique dans cette affirmation. Je le répète donc calmement : je suis de droite », bien qu'il refuse de se « définir uniquement dans ce concept de droite ». Il poursuit en évoquant un positionnement négatif : « Quand j’affirme être de droite, c’est avant tout une réaction. Je hais le système socialiste au sens historique du terme. C’est-à-dire que j’accepte de vire [sic – vivre] dans ce qu’il a de primaire, un anti-soviétisme épidermique. Je commence à me croire de droite à partir du moment où je ne peux pas être de gauche. ». Il précise ensuite que son acception de la droite correspond à un « individualisme moral et social » et à « la tentation de me croire responsable de mon existence », et en exclut toute forme de xénophobie ou de racisme. Il rejette ainsi toute accointance avec les personnalités Charles Pasqua et Jean-Marie Le Pen.

Michel Sardou émet un avis général critique à propos de la classe politique actuelle. Il déclare aujourd'hui n'être « ni de droite, ni de gauche, mais chanteur populaire » et critique la mondialisation : « Aujourd’hui tu dépends d’un connard qui est à l’autre bout du monde, qui fait faillite et d’un seul coup 5 000 mecs en Provence sont au chômedu. Je n’aime pas cette mondialisation. Et le président ne peut pas y faire grand-chose ».

Ainsi, après avoir un temps soutenu Nicolas Sarkozy, il s'est finalement déclaré déçu par son action lors de son quinquennat, lui reprochant d'avoir beaucoup promis et peu tenu. Des déclarations qui furent peu appréciées par l'intéressé et qui valurent à Michel Sardou d'être convoqué à l'Élysée (un jour férié), pour le lui faire savoir. « On s'est expliqués, je lui ai redit que j'attendais autre chose de lui, de sa politique. Je suis reparti et il me fait toujours la gueule. Il est très rancunier. » Après cet épisode, il annonça en 2011 que pour la prochaine présidentielle, tout était possible, même qu'il vote à gauche, mais il vota blanc finalement.

Après l'élection de François Hollande, il annonce qu'il aurait finalement préféré un second mandat de Nicolas Sarkozy,. Il déclare en 2013 que « s'[il] avait 25 ans, [il] quitterait la France ». Concernant la gauche dans son ensemble, il affirme : « C’est pas la vraie gauche, c’est la gauche où il y a un malentendu. C’est à dire qu’avec la gauche les gens s’imaginent que les petits vont grandir et les gros vont maigrir et en fait, c’est les gros qui maigrissent et les petits qui maigrissent encore plus ».

Dans une interview accordée au Point en octobre 2019, Sardou critique également les deux finalistes de la présidentielle 2017. Il qualifie notamment le président Emmanuel Macron de « tanche » : « Il n'est pas charismatique. C'est un très mauvais acteur, il est froid, il est plat, c'est une tanche ». Mais il s'agit, pour lui, davantage d'un problème de style que de fond politique : « C’est intelligent ce qu’il dit, il a certainement raison de faire ses réformes, mais ça n’imprime pas ». Il critique aussi sévèrement Marine Le Pen : « Il est évident que je ne vais pas voter pour Le Pen, elle ne dit que des conneries ».

Il émet par ailleurs des réserves sur le système du suffrage universel, argumentant : « C'est le boulevard des promesses qui ne sont jamais tenues. N'importe qui peut se présenter. Moi, demain, si j'ai un peu de pognon, je m'inscris, je passe à la télé et je propose un programme, c'est ridicule ».

Identité et univers artistiques

Sardou interprète, auteur et compositeur

Sardou est avant tout connu en tant que chanteur. S'il sait jouer du piano et de la guitare, il faut attendre le Zénith 2007 pour le voir jouer de ces instruments sur scène (guitare sur Allons danser en ouverture et piano sur Cette chanson n'en est pas une, en rappel du concert).

S'il a très rarement écrit pour d'autres artistes (Chanter les voix pour Dalida, Vivre pour moi pour Séverine en 1971, Derrière une chanson pour Michel Fugain, Changement de cavalière pour Sylvie Vartan, La Femme d'un ange pour Mireille Darc), nombreux sont ceux qui ont collaboré avec lui. Ainsi, pour les compositions, on retrouve très fréquemment les signatures de Jacques Revaux, Jean-Pierre Bourtayre, Didier Barbelivien ou encore Pierre Billon, et ses paroliers les plus fréquents sont Pierre Delanoë, Didier Barbelivien, Jean-Loup Dabadie, Claude Lemesle et Pierre Billon.

Depuis 2000, Sardou ne collabore plus avec ces auteurs-là (sauf Barbelivien), ayant fait le choix du renouvellement de son équipe, en se tournant vers des personnalités plus jeunes, comme Jacques Veneruso, Robert Goldman (ce dernier écrivant pour lui sous le pseudonyme de J. Kapler) ou Daran, auteur de huit des vingt-trois chansons de l'album Hors format.

Toutefois, malgré ces collaborations, il présente un actif d'auteur et de compositeur, voire d'auteur-compositeur. Il est régulièrement parolier, puis compositeur occasionnel. Il est auteur et compositeur unique sur dix de ses titres : J'y crois (1978), L'Anatole, Méfions-nous des fourmis, Verdun (1979), Les Noces de mon père (1981), Mélodie pour Élodie (1985), 55 jours, 55 nuits, La Chanson d'Eddy (1992), Tout le monde est star (1994) et La Vie, la Mort, etc. (2004). Ainsi, il n'est pas seulement l'interprète d'un répertoire taillé sur mesure par des collaborateurs, mais bien un auteur à part entière, et un compositeur occasionnel, bien qu'il ne soit pas un auteur-compositeur-interprète au sens strict, c'est-à-dire l'unique artisan de la quasi-totalité de son répertoire.

Comment classer Sardou ?

Par la grande diversité des styles explorés et des thèmes abordés, Michel Sardou est difficile à classer dans une catégorie précise. Les qualificatifs les plus fréquemment employés pour le définir sont « chanteur populaire » (qu'il revendique) et « chanteur de variétés », en même temps que « chanteur engagé » (terme que par ailleurs il récuse), ce qui peut s'apparenter au paradoxe (voir au besoin l'article « Musique populaire »). Au regard de sa discographie entière, ne semblent privilégiés ni le texte, ni la mélodie, ni l'orchestration, ni la voix.

Style musical et vocal

Musicalement parlant, Sardou a plus souvent opté pour un style « neutre », difficile à rattacher à un genre précis, et ne cherchant pas plus à plaire au jeune public qu'au public plus âgé. Par exemple, il est difficile de classer la chanson La Maladie d'amour dans une catégorie plus précise que celle de « variétés ». Cependant, le chanteur a su adapter son style à chaque époque et intégrer les nouvelles sonorités à son identité musicale. On remarque par exemple, dans certaines chansons de la fin des années 1970 ou du début des années 1980, l'influence du disco (J'accuse, Être une femme), l'abondance des synthétiseurs dans les albums des années 1980 (Rouge, Chanteur de jazz, La même eau qui coule…), ou encore le caractère electro du remix de Laurent Wolf sur la chanson Être une femme 2010.

Les seules constantes qui semblent se dégager dans l'hétérogénéité des orchestrations et des mélodies sont l'importance des cuivres et la récurrence des envolées vocales, qui sont mises au service d'un certain sens de la dramatisation et d'un lyrisme parfois qualifiés de grandiloquents. Ces traits typiques se retrouvent dans bon nombre de ses succès : Le France, Je vais t'aimer, Les lacs du connemara, Vladimir Ilitch, Musulmanes… Certaines de ses chansons, moins connues, poussent à l'extrême ces caractéristiques et rentrent dans une tonalité proche de l'épique : Un accident (1975), Un roi barbare (1976), Je ne suis pas mort, je dors (1979), L'An mil (1983), Vincent (1988), Loin (2004) ou encore Beethoven (2006).

Doté d'une voix timbrée particulièrement imposante dans le registre de poitrine, Sardou affirme posséder une tessiture de ténor,, bien qu'il confesse qu'en prenant de l'âge, elle s'est abaissée davantage vers une tessiture de baryton,.

Style et références littéraires

Du point de vue littéraire, les textes de Sardou suivent le plus souvent des schémas classiques, marqués par des rythmes réguliers épousant les mélodies, et par la présence constante de la rime, à l'exception de quelques très rares chansons (Une lettre à ma femme, 1985). Cela s'explique en partie par la régularité de ses collaborations avec les paroliers Pierre Delanoë et Didier Barbelivien, gardiens d'un certain classicisme de la chanson française. Les mots sont souvent simples, issus du langage courant, éventuellement familier, Sardou n'hésitant pas, parfois, à l'emploi de jurons (« Le monde est moins beau qu'il n'est con » – Le Prix d'un homme, 1978 – « Je ne peux pas te traiter de putain, parce que je suis loin d'être un saint » – Déborah, 1979).

S'agissant de ses références littéraires, si la lecture du Grand Meaulnes d'Alain-Fournier (1913) est explicitement évoquée dans deux chansons (Le Surveillant général et Je vous ai bien eus), il confie « un goût » pour les poètes maudits : Edgar Allan Poe, Baudelaire, Rimbaud. Dans Rouge, il fait par ailleurs référence au Cahier de Douai (« Rouge comme le sang de Rimbaud coulant sur un cahier ») et au Dormeur du val, à travers « cette étoile au cœur de ce dormeur couché ». Dans un entretien accordé au magazine Télé K7 en décembre 1990, Sardou précise la genèse littéraire de la chanson Marie-Jeanne : « Instinctivement, j'ai imaginé une Manon Lescaut des temps modernes », référence au célèbre roman de l'abbé Prévost. Selon que vous serez, etc., etc., elle, fait explicitement référence à la morale de la fable de La Fontaine Les Animaux malades de la peste.

C'est moins la crudité du langage, qu'illustre par exemple le simple titre d'une chanson comme Putain de temps (1994), que celle des situations décrites par ses textes qui a pu jouer un rôle dans la cristallisation de réactions violentes à son encontre au cours des années 1970, contribuant à son étiquetage comme chanteur « populiste », voire « démagogue » ou encore « réactionnaire ».

Les thèmes récurrents

Dans le répertoire de Sardou cohabitent des thèmes caractéristiques de la chanson de variétés, comme la fibre lyrique (l'amour, les relations filiales, la fuite du temps), et des sujets propres à la chanson à texte (son style d'écriture est parfois qualifié de « variété à texte ») ou à la chanson engagée (la critique sociale et politique, la mort), mais aussi des domaines habituellement plus fréquents en littérature qu'en chanson (l'histoire, le voyage). Cet amalgame de thèmes empruntés à différents genres de chansons opposés empêche de le circonscrire dans un style bien précis, mais forge son identité artistique.

Ainsi les chansons sur l'amour sont les plus nombreuses (on compte parmi les plus célèbres Et mourir de plaisir, La Maladie d'amour, Je vais t'aimer…), ce qui n'est pas étonnant de la part d'un chanteur dit « de variétés ». Mais elles sont suivies de près par les chansons relatives à la politique ou décrivant la société et ses mœurs. On trouve dans cette catégorie des chansons telles que Le France, J'accuse, Les Deux Écoles, Le Bac G, Selon que vous serez, etc., etc. ou Allons danser.

Sardou semble également accorder une grande importance à l'enfance, ainsi qu'aux relations entre parents et enfants : Petit, Une fille aux yeux clairs, Je vole, Il était là, Merci Pour Tout (Merci Papa), Une femme ma fille, Attention les enfants… danger

Non sans lien avec ce précédent thème, on trouve de nombreuses chansons consacrées au temps qui passe et à la mort, parmi lesquelles Je ne suis pas mort je dors, Vivant, Les Routes de Rome, La même eau qui coule, Putain de temps… Il faut sans doute rattacher à ce thème les chansons consacrées à tel ou tel événement historique, dont Les Ricains, Danton, L'An mil et Vladimir Ilitch.

Le thème de l'armée et de la guerre est omniprésent dans son œuvre. Il semble que Sardou ait été profondément marqué par son service militaire (Le Rire du sergent, Encore deux cents jours) et que la guerre soit un sujet qui l'interpelle (Les Ricains, Si j'avais un frère au Viêt Nam, La Marche en avant, Verdun, La Bataille…).

Enfin une caractéristique singulière de son répertoire est le fait qu'il comporte de nombreuses chansons de voyage, ou évoquant une contrée éloignée : Les lacs du connemara, Afrique adieu, Musulmanes

Exemple : chansons sur les États-Unis

Le goût de Sardou pour les chansons de voyage se met plusieurs fois au service de son attirance et de sa fascination pour les États-Unis. Bien que Sardou ait souvent été présenté comme un chanteur « cocardier » et « patriote », il a en réalité consacré plus de chansons à ce pays, dans lequel il a vécu plusieurs années au début des années 1990 (il a possédé une maison à Miami), qu'à la France.

Son tout premier succès, Les Ricains, est parfois considéré comme étant l'expression d'un tropisme atlantiste de ses orientations politiques et géographiques. Suivront, parmi les plus célèbres, La Java de Broadway ou Chanteur de jazz. Cette attirance était vue d'un mauvais œil au début des années 1970, quand Sardou semblait défendre l'intervention et la politique américaines en pleine guerre du Viêt Nam.

S'il évoque souvent ce pays avec un certain idéalisme – comme dans L'Amérique de mes dix ans, Happy Birthday ou Je vous ai bien eus (« Je disais souvent l'Amérique, je sais que moi j'irai un jour, et que j'en reviendrai plus riche que Dupont de Nemours ») – il exprime par moments un désenchantement réel, comme dans Los Angelien, qui de la vie en Californie dit qu'on passe « trois cents jours sans pluie sans rien à raconter », ou encore dans Huit jours à El Paso qui, écrite à la suite d'un voyage dans le Colorado avec Johnny Hallyday en 1978, déplore la disparition de l'ambiance Far West au profit de la modernité.

Michel Sardou place Les Ricains, La Java de Broadway et Chanteur de jazz dans ses tours de chant jusque dans les années 2010. Depuis 1973, il a inscrit Les Ricains à son tour de chant à quatre reprises, les deux premières dans des conditions bien particulières : en 1991, au moment de la guerre du Golfe ; en 2004-2005, lors de la seconde intervention américaine en Irak. Enfin, il la reprend en 2013 et en 2017-2018 lors des tournées Les grands moments et La dernière danse, dans une version country.

Influences et filiations

Par l'aspect éclectique de son répertoire, Sardou n'est l'héritier décelable d'aucun chanteur français en particulier. Il confie néanmoins son admiration pour Yves Montand,, dont il dit même qu'il a fait « la plus belle carrière du monde » notamment en obtenant autant de succès au cinéma que dans la chanson. Il revendique également avoir voulu « faire du Brel » au tout début de sa carrière, pendant l'époque antérieure aux Bals populaires. L'influence du chanteur belge se retrouve sur certaines chansons comme Le Surveillant général, dont les dernières paroles (« Quand je tiens dans mes bras une femme trop fière / Qui se refuse à me donner un peu plus que le nécessaire […] ») peuvent évoquer celles de Au suivant (« Chaque femme, à l'heure de succomber / Entre mes bras trop maigres, semble me murmurer / "Au suivant ! Au suivant !" »).

Sardou n'a jamais caché non plus son admiration pour Charles Aznavour ni l'influence que celui-ci a pu avoir sur son œuvre. Michel Drucker déclare en 1994 que « dans le registre de la chanson populaire de qualité […] Michel est le successeur naturel de Charles ». Dans son répertoire, les références à Charles Trenet sont le reflet d'une autre de ses inspirations (L'Anatole en 1979, qui se présente comme un hommage au chanteur, puis La Maison des vacances en 1990).

Dans les années 1970 et même encore aujourd'hui, il est souvent comparé à Serge Lama (son « grand rival »), non pas pour leurs styles distincts, mais en opposant et en comparant les chanteurs populaires qu'ils sont alors, pour établir lequel des deux est le digne héritier de la chanson française.

Michel Sardou a aussi souvent fait état de l'influence que Johnny Hallyday, idole de sa jeunesse, a exercée sur son œuvre. Il le rencontre pour la première fois en 1963, sur le tournage du film D'où viens-tu Johnny ?, auquel participe son père Fernand Sardou. Alors adolescent, celui-ci écrit sa première chanson, intitulée Le Dernier Métro, pour Johnny, mais elle ne voit jamais le jour. Au cours des années 1970, nombreuses sont ses chansons marquées par l'influence du « chant de Hallyday » : Tuez-moi, Les Villes de solitude (1973), J'ai 2000 ans, Le bon temps c'est quand (1974), La Tête assez dure (1978), il n'est pas jusqu'à Un accident (1975) ou J'accuse (1976), qui ne soient dans cette veine « hallydayenne », cette singulière façon de donner de la voix. Il lui rend d'ailleurs hommage à travers la chanson Hallyday (Le Phénix) en 1973.

Il est également difficile de discerner clairement ses héritiers parmi les chanteurs de la génération qui le suit. Des chanteurs comme Patrick Bruel ou Garou exploitent la fibre « chanteur populaire » et ne cachent d'ailleurs pas leur admiration pour lui,. Bénabar est également quelquefois comparé à lui, ayant même été qualifié de « Sardou de gauche », mais il nie que Sardou ait exercé une influence sur son œuvre. Il prétend même que cette comparaison est effectuée par certains détracteurs qui « insinuent l’idée que Bécaud ou Sardou n’ont fait que de la merde. Figurez-vous qu’il y a pas mal de chansons de Sardou pour lesquelles j’ai une faiblesse ».

Controverses

Michel Sardou a cristallisé nombre de polémiques, de réactions hostiles et de querelles tout au long de sa carrière. La portée de ses chansons a largement dépassé le simple cadre artistique : elle a une évidente dimension sociologique, voire politique. Il n'est en effet pas commun qu'un chanteur de variété suscite des réactions jusqu’aux plus hauts niveaux de l’État, comme Sardou a pu le faire, depuis Les Ricains en 1967, interdite par le général de Gaulle, jusqu’au Bac G, en 1992, qui lui valut de se faire qualifier de « saltimbanque » par le ministre de l’Éducation nationale de l’époque, Lionel Jospin. Toutefois les polémiques autour du chanteur ont surtout atteint leur paroxysme dans les années 1970.

Les accusations

Ce sont essentiellement les chansons de Michel Sardou, souvent à cause de quelques vers, de quelques mots, mais aussi parfois du fait d'idées exprimées, de prises de positions, qui sont à l'origine des griefs portés contre lui. Pour ses détracteurs, Michel Sardou serait principalement sexiste, homophobe et fasciste.

Sexisme

Sardou défendrait dans ses chansons des valeurs patriarcales, voire phallocrates, machistes. Cette accusation vient aussi de la virilisation à l'excès de son jeu de scène dans les premières années de sa carrière.

En ce qui concerne les textes, les premières critiques arrivent avec Les Vieux Mariés (1973), notamment en raison de ces vers : « Tu m'as donné de beaux enfants / Tu as le droit de te reposer maintenant », dont le ton est perçu comme patriarcal. Mais c'est surtout la violence des Villes de solitude (1973) qui marque, à l'époque, les esprits. Les lignes du second couplet (« J'ai envie de violer des femmes / De les forcer à m'admirer / Envie de boire toutes leurs larmes / Et de disparaître en fumée ») font vivement réagir les mouvements féministes. Sardou pousserait donc sa phallocratie au point de faire l'apologie du viol dans ses chansons ; cependant, au sujet des Villes de solitude, Sardou dit se mettre dans la peau d'un jeune homme désabusé qui noie son ennui dans l'alcool et exprime alors des fantasmes brutaux. En dépit des justifications apportées, les vers incriminés sont encore parfois accusés d'« entretenir la culture du viol ».

Il serait également le chantre d'une sexualité où le rôle de l'homme serait magnifié et celui de la femme rabaissé, la référence au marquis de Sade dans Je vais t'aimer (1976), n'étant pas perçue comme anodine (« À faire pâlir tous les marquis de Sade / À faire rougir les putains de la rade / À faire crier grâce à tous les échos / À faire trembler les murs de Jéricho / Je vais t'aimer »).

Le sexisme supposé de Sardou peut donc se résumer ainsi :

« Ne manque à ce tableau que le sexisme, ou la phallocratie, comme on voudra. Point n'est besoin de chercher très loin. Car la femme est ici conforme aux images d'Épinal d'une société méditerranéenne. […] Épouse, mère ou putain, la femme de l'univers Sardou n'a pas sa place en ces lieux de réjouissance publique, à elle le lit, les couches ou le bordel. Épouse, donc, elle a pour rôle principal de fournir des têtes blondes à la France. »

En 1981, la chanson Être une femme lui attire encore l'hostilité des féministes. La version de 2010, qui dresse le constat de la situation des femmes dans la société trente années plus tard, fait à nouveau polémique : elle est dénoncée par le Mouvement des jeunes socialistes, qui affirme qu'elle livre « une vision inégalitaire et sexiste des femmes », ou encore par la chroniqueuse et militante Isabelle Alonso.

Homophobie

L'accusation d'homophobie portée à son égard est vue comme le corollaire de son sexisme. En cause la chanson Le Rire du sergent (1971), où Sardou revient sur son passage à l'armée et semble évoquer le souvenir d'un sergent efféminé (« La folle du régiment / La préférée du capitaine des dragons ») usant du « fayotage » pour progresser dans la hiérarchie. Les chansons J'accuse (1976), dans laquelle Sardou évoque des « hypocrites moitié pédés, moitié hermaphrodites », et Chanteur de jazz (1985) où des « nuées de pédales » sortent du Carnegie Hall de New York, ont également pu être interprétées comme manifestant une forme d'homophobie,,.

Néanmoins, Michel Sardou n'a jamais été victime d'attaques de la part de la communauté homosexuelle et ces accusations se sont rapidement dissipées. La chanson Le Privilège, sortie en 1990, donne même l'image d'un Sardou tolérant, compréhensif et ouvert d'esprit sur la question de l'homosexualité. En outre, depuis 1991, les paroles de J'accuse sont retouchées lors des interprétations en concert, Sardou ne prononçant plus « J'accuse les hommes de croire des hypocrites / Moitié pédés, moitié hermaphrodites » mais « J'accuse les hommes de se croire sans limites / J'accuse les hommes d'être des hypocrites ». Il explique également dans son autobiographie publiée en 2009 que la « folle du régiment » évoquée dans Le Rire du sergent n'est pas le sergent, mais lui-même.

Fascisme

Au cours des années 1970, « fasciste » était une invective beaucoup plus répandue qu'aujourd'hui pour désigner une personne aux idées se rapprochant d'une droite dite dure, voire simplement conservatrice. Le journal L'Humanité a employé ouvertement à l'encontre de Sardou le terme de fasciste, mais on groupe sous cette qualification un certain nombre d'accusations formulées par des analystes de gauche dont les valeurs d'internationalisme, de mondialisme et d'anationalisme sont opposées à certaines prises de positions politiques – réelles ou supposées – de Sardou : patriotisme, nationalisme, colonialisme, conservatisme, poujadisme, populisme…

C'est une étiquette qui lui est très tôt accolée dans sa carrière, dès Les Ricains en 1967, chanson que ceux qui, de France, soutenaient la cause communiste du Nord Viêt Nam (Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes, entre autres) ont interprétée comme étant une prise de position en faveur de l'implication des États-Unis dans la Guerre du Viêt Nam, même si les paroles n'y font pas explicitement référence (le contexte historique veut qu'en 1966 le général de Gaulle ait fait sortir la France du commandement intégré de l'OTAN) :

J'habite en France (1970) l'installe par la suite dans le rôle du chantre populiste de la « France profonde », de la « majorité silencieuse ». Ses plus ardents pourfendeurs vont toutefois plus loin dans la dénonciation, comme sur ce tract de 1977, où on peut lire :

« Appel au fascisme : nous n'entendons plus que des chansons racistes, ou l'apologie du nazisme, d'ailleurs son service d'ordre est composé de militants de partis d'extrême droite, néo-fascistes. Avec Minute et Le Parisien, il est l'outil insidieux d'une fascisation grandissante. Ces chansons et journaux incitent à la haine et à la violence. Ces idées sont dangereuses !!! »

Les chansons qui lui valent le plus de déboires et de polémiques, de ce point de vue, sont celles de 1976 : Le Temps des colonies et surtout Je suis pour. Certains reprochent à la première une exaltation aux confins du racisme de l'époque coloniale :

Dans Je suis pour, Sardou se met dans la peau d'un père dont l'enfant a été assassiné et qui, s'adressant au coupable du crime, lui exprime sa souffrance, sa colère et sa haine. La chanson met définitivement le feu aux poudres. Sardou se voit accusé d'instrumentaliser les peurs et les polémiques – alors que la France s'émeut et s'indigne du meurtre du petit Philippe Bertrand par Patrick Henry – et de contribuer à l'appel au lynchage. Enfin et surtout, le chanteur est accusé de faire l'apologie de la peine capitale.

Michel Sardou se défend de prendre fait et cause pour la peine de mort, déclarant que la chanson ne parle que d'un père qui revendique la loi du talion, mais qu'elle ne reflète en rien une opinion personnelle.

Le point de vue de Sardou

Le chanteur, loin d’être insensible aux réactions qu’il a pu susciter, les a souvent déplorées, exprimant à la fois son regret d’être mal compris de la part d’un certain public, et son étonnement devant les proportions que peuvent prendre certaines polémiques.

Pour se défendre, il utilise régulièrement une argumentation sur la nature et la valeur de ce qu’est une chanson. Il soutient en effet ne pas chercher à transmettre de message politique ou idéologique à travers ses textes et affirme par conséquent que les réactions passionnées et politisées qu'ils ont pu susciter sont injustifiées et erronées, car en décalage avec ses intentions :

« Je ne me rendais pas bien compte non plus de la portée des chansons. Pour moi, ce n'étaient que des chansons. Pas des professions de foi ».

Sa thèse est ainsi celle d’un cantonnement du chanteur dans la sphère artistique : l’artiste peut traiter de sujets politiques et polémiques, mais toujours dans une démarche purement esthétique et scénique, et non par engagement militant.

Cette conception exclusivement artistique du rôle du chanteur confère à celui-ci une certaine latitude dans le choix des idées à exprimer : n’étant pas prisonnier de son propre « je » par son refus de délivrer un quelconque message idéologique, il pourrait dès lors interpréter des personnages à la première personne sans qu’il y ait identité entre ses propres idées et celles du personnage incarné. Par exemple, il peut adopter, le temps d'une chanson, le point de vue d'un homme rendant hommage à Lénine (Vladimir Ilitch : « Toi, Vladimir Illitch, […] Toi qui avais rêvé l'égalité des hommes ») et, dans une autre chanson, exprimer le point de vue d'un ancien colon qui regrette le temps de l'empire colonial français (Le Temps des colonies : « Pour moi monsieur rien n'égalait les tirailleurs sénégalais qui mouraient tous pour la patrie »), mais à en croire l'argumentation utilisée par Sardou, il serait une erreur de penser que le chanteur cherche à exprimer, dans un cas ou dans l'autre, ses convictions personnelles. Cette dissociation entre personnage et interprète se rapproche de la démarche du comédien :

« Ces gens-là ont du mal à admettre que lorsque l'on interprète comme moi quinze, dix-huit chansons sur scène chaque soir, on n'est pas forcément sincère, on joue des personnages. Comme un acteur va jouer un curé, un pédéraste, un aubergiste, moi je joue un vieux marié, un bateau, un prince. Ce sont des rôles que je me distribue. Alors certains viennent me chercher des idées que je n'ai pas eues en lisant trop entre les lignes ».

Aussi bien capable de parler au nom d’un curé (Le Curé), du père d’un enfant assassiné (Je suis pour), d’un bateau (Le France), de Danton (Danton), d'un otage (Le Prix d'un homme), d’une vieille femme (Victoria) ou d’un adolescent homosexuel (Le Privilège), Sardou se met à la place de différents personnages dont il exprime le point de vue, en conservant le « je » comme mode d’expression privilégié. Il brouille ainsi les pistes et les repères, et de son répertoire se dégage une grande quantité d'ambiguïtés et de contradictions. Les polémiques que Sardou a provoquées ne seraient donc que le résultat d'une mauvaise interprétation de ses intentions réelles. Il dit ainsi, en 1989, à propos du Temps des colonies :

« Le ciel m'est tombé sur la tête. Je croyais camper un de ces personnages de bistrot qui racontent toute leur vie la bataille d'Indochine. J'ai en partie échoué. Certains journalistes ont compris l'opposé : je sublimais les années coloniales ! J'incitais à la haine raciale ! J'aime chanter à la première personne. J'entre ainsi dans un rôle comme le ferait un comédien. L'engagement est joué. La scène n'est pas un lieu où je me confesse. Le malentendu vient toujours de ceux qui n'écoutent pas. On leur dit : « Sardou chante les colonies, c'est honteux ! » Alors c'est un scandale ! ».

Discographie

Les ventes de Michel Sardou sont, à ce jour, estimées à environ 90 millions de disques,.

Albums studio

Albums live

Chansons

Liste des chansons

Chansons emblématiques

Autres activités

Acteur

Cinéma

  • 1982 : L'Été de nos quinze ans de Marcel Jullian : Bernard
  • 1987 : Cross de Philippe Setbon : Thomas Crosky, dit Cross
  • 1990 : Promotion canapé de Didier Kaminka : Bernard

Il fait de la figuration (non crédité au générique) dans :

  • 1955 : Quatre jours à Paris d'André Berthomieu
  • 1957 : Le Chômeur de Clochemerle de Jean Boyer : un enfant sur un manège
  • 1965 : Le Lit à deux places de Jean Delannoy : le télégraphiste
  • 1966 : Paris brûle-t-il ? de René Clément : un jeune résistant

Téléfilms

  • 1993 : L'Irlandaise de José Giovanni : Régis Cassani
  • 2003 : Le Prix de l'honneur de Gérard Marx : le colonel Christian Legoff

Théâtre

  • 1996 : Bagatelle(s) de Noël Coward, mis en scène par Pierre Mondy, théâtre de Paris, avec Natacha Amal, Philippe Khorsand, Frédéric Diefenthal.
  • 1999 : Comédie privée de Neil Simon, mis en scène par Adrian Brine, théâtre du Gymnase Marie-Bell, avec Marie-Anne Chazel.
  • 2001 – 2002 : L'Homme en question de Félicien Marceau, mis en scène par Jean-Luc Tardieu, théâtre de la Porte-Saint-Martin, tournée, avec Brigitte Fossey, Davy Sardou.
  • 2008 – 2009 : Secret de famille d'Éric Assous, mis en scène par Jean-Luc Moreau, avec Davy Sardou, Laurent Spielvogel, Mathilde Penin, Élisa Servier et Rita Brantalou. La pièce est jouée à Paris au Théâtre des Variétés, puis en tournée en province avec une distribution légèrement modifiée (Chloé Berthier remplaçant Mathilde Penin).
  • 2014 : Si on recommençait d'Éric-Emmanuel Schmitt, mis en scène par Steve Suissa, Comédie des Champs-Élysées, avec Félix Beaupérin, Dounia Coesens, Florence Coste, Katia Miran et Françoise Bertin. Le , après trois jours de représentation, Françoise Bertin est hospitalisée dans la nuit. Quelques représentations, dans les jours suivants, sont annulées. Un mois plus tard, le , elle décède. Depuis son hospitalisation, elle est remplacée par la comédienne Anna Gaylor.
  • 2015 – 2016 : Représailles d'Éric Assous, mis en scène par Anne Bourgeois, au Théâtre de la Michodière, avec Marie-Anne Chazel, Laurent Spielvogel, Caroline Bal, Emma Gamet, Térésa Ovidio, Valérie Vogt et Michaël Rozen.
  • 2019 - 2020 : N'écoutez pas, mesdames ! de Sacha Guitry, mis en scène par Nicolas Briançon, au Théâtre de la Michodière, avec Nicole Croisille, Carole Richert, Lisa Martino, Patrick Raynal, Michel Dussarat, Éric Laugérias, Laurent Spielvogel et Dorothée Deblaton.

Directeur de théâtre

Le , il achète et prend la direction du théâtre de la Porte-Saint-Martin, où fut créée la célèbre pièce d'Edmond Rostand Cyrano de Bergerac en 1897, avec son producteur de spectacle Jean-Claude Camus. En 2003, il décide de revendre ses parts à son associé, qui lui, ne veut pas quitter les lieux.

Distinctions et hommages

Décorations

  • 1985 : chevalier des Arts et des Lettres ; distinction remise par le Président de la République François Mitterrand.
  • 1988 : chevalier de l'Ordre national du Mérite.
  • 1993 : chevalier de la Légion d'honneur, distinction remise par François Mitterrand. Celui-ci entend célébrer le « talent d'un grand artiste », avant de citer les chansons Les Ricains, Un enfant, La Maladie d'amour et Musulmanes.
  • 2001 : Grande médaille de la chanson française, remise par l'Académie française.
  • 2001 : officier de l'ordre national de la Légion d'honneur, distinction remise par Jacques Chirac,.
  • 2005 : officier de l'ordre de la Couronne (Belgique), distinction remise par le ministre de la Coopération et du Développement, Armand De Decker.
  • 2009 : insignes de colonel au titre de la réserve citoyenne de l'Armée de l'air, reçus en même temps que Michel Drucker des mains du chef d'état-major de l'Armée de l'air Jean-Paul Paloméros,.
  • Michel Sardou reçoit également le titre de commandeur du Croissant d'or de la part de la Grande Mosquée de Paris,, pour avoir écrit la chanson Musulmanes (1986), chantée selon Sardou « pour rendre hommage aux femmes arabes », et le chanteur d'ajouter : « Les arabes ont une culture extraordinaire : ils nous ont apporté la philosophie, le commerce et l'algèbre […] ».

Victoires de la musique

  • 1987 : Victoire de la chanson originale pour Musulmanes.
  • 1990 : Victoire du plus grand nombre de spectateurs au terme d'une même tournée (Bercy 89 : 17 000 spectateurs à chacun des 18 concerts de Paris-Bercy).
  • 1991 : Victoire de l'artiste interprète masculin de l'année (album Le Privilège et le succès de la tournée 1991).
  • 1999 : Victoire du plus grand nombre de spectateurs au terme d'une même tournée (près de 580 000 personnes).

Autres récompenses

  • 1970 : Prix Vincent-Scotto pour Les Bals populaires[réf. nécessaire].
  • 1970 : Grand prix Sacem pour Les Bals populaires.
  • 1971 : Prix de l'Académie Charles-Cros pour l'album J'habite en France.
  • 1982 : Chevalier du Tastevin[réf. nécessaire].

Albums de reprises

Notes et références

Notes

Citations

Références

Annexes

Bibliographie

  • Louis-Jean Calvet et Jean-Claude Klein, Faut-il brûler Sardou ?, éditions Savelli, 1978.
  • Charles Sudaka, Sardou, éditions Alain Mathieu, 1978.
  • Philippe Dampenon, Michel Sardou : je vole… en chantant, éditions Gérard Cottreau, 1978.
  • Jackie Sardou, d'après les notes de Fernand Sardou, Les Sardou de père en fils, éditions Julliard, 1981.
  • Catherine et Michel Rouchon, Sardou, une légende en marche, éditions Verso, 1984.
  • Florence Michel, Michel Sardou, éditions Seghers, 1985.
  • Claude Klotz, Michel Sardou, éditions Albin Michel, 1985.
  • Michel Sardou, La Moitié du chemin (paroles de ses chansons, commentées par Michel Sardou), Nathan, Paris, 1989.
  • Catherine et Michel Rouchon, Michel Sardou, passionnément, éditions Rouchon, 1992.
  • Thierry Séchan et Hugues Royer, Michel Sardou, éditions du Rocher, 1993.
  • Sylvie Maquelle, Les Sardou, une dynastie, éditions Hachette-Carrère, 1994.
  • Gilles Lhote, Sardou de A à Z, éditions Albin Michel, 1996.
  • Annie Réval et Caroline Réali, Michel Sardou, l'ombre et la lumière, éditions France Empire, 2006.
  • Michel Sardou, Et qu'on n'en parle plus, XO Éditions, Paris, 2009.
  • Sandro Cassati, Michel Sardou, une vie en chantant, City Éditions, 2010.
  • Sophie Girault, Michel Sardou. Biographie intime, City Éditions, 2013.
  • Frédéric Quinonero, Sardou – Vox populi, Éditions Didier Carpentier, 2013.
  • Bertrand Tessier, Michel Sardou, 50 années ensemble, préface de Michel Sardou, Éditions Fayard, 2015.
  • Frédéric Quinonero, Michel Sardou, sur des airs populaires, City Éditions, 2018.
  • Fabien Lecœuvre, La véritable histoire des chansons de Michel Sardou, Hugo et Compagnie, 2018.
  • Bastien Kossek, Sardou – Regards, préface de Michel Sardou, éditions Ramsay, 2019.
Photographies
  • Les images de ma vie (photographies de Richard Melloul, Légendes et commentaires de Michel Sardou, Texte de Bertrand Tessier), Flammarion, 2011 (ISBN 9782081264885).
  • En chantant (photographies de Richard Melloul, textes de Michel Sardou, préface de Romain Sardou), Flammarion, 2012 (ISBN 978-2-0812-7358-0).

Articles connexes

  • Chanson française
  • Musique populaire
  • Musique de variétés
  • Liste des artistes français ayant vendu le plus de disques

Liens externes

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