La permaculture

Au cours des années, la population mondiale ne cessant d'augmenter, nous aurons besoin d'accroître les productions agricoles pour nourrir la planète. Ces productions ne doivent pas se faire au détriment du milieu naturel. La permaculture est un mode d'agriculture émergeant qui permet de produire plusieurs espèces dans un même lieu, sur des surfaces réduites et dans le respect de l'environnement. Quels sont les avantages de ce nouveau type d'agriculture par rapport à une agriculture conventionnelle ou biologique ? Ce mode d'agriculture est-il durable, sera-t-il suffisant pour nourrir les populations et permettra -t-il aux agriculteurs d'en vivre ?

AuteursSeverine Barba ; Nathalie Benchehida
 en collaboration de la classe de Seconde Production Végétale
et Agro-équipement
du lycée Fontlongue
(Aurélie, Mathilde, Joy, Christian, Tristan, Valentin, Yannis et Tonin)
E-mail : severine.barba@ouestprovence.fr  ; nathalie.benchehida@ouestprovence.fr
Date : Mars 2014

Partager "La permaculture" sur facebookPartager "La permaculture" sur twitterLien permanent

Histoire et philosophie de la permaculture

C'est dans les années 1970 que deux Australiens, Bill Mollison et David Holmgren, utilisent pour la première fois le terme de «permaculture». C'est la contraction de «permanent» et «agriculture» ou bien encore de «agriculture permanente». A l'origine, ils désignent ainsi un mode de production agricole basé sur l'observation et le respect des systèmes écologiques dans le but de créer un écosystème stable, durable et efficace. Un écosystème le plus naturel possible. Par la suite le concept devient un véritable mode de pensée avec des valeurs et des principes tournés vers le respect de la nature, de l'homme et le partage.

Avantages de la permaculture par rapport à l'agriculture conventionnelle

Aujourd'hui l'agriculture conventionnelle la plus utilisée dans les pays développés est l'agriculture intensive. Celle-ci répond à la demande croissante de nourriture dans le monde. Toutefois face aux nombreux effets néfastes qui en résultent sur le plan écologique, d'autres modes de culture se sont développés comme l'agriculture raisonnée et l'agriculture biologique. L'approche permaculturelle, qui va plus loin que l'agriculture biologique, se veut être une solution alternative à l'agriculture conventionnelle. Elle présente en effet les avantages de produire sain en mettant à profit les atouts de la nature.

Etat des lieux de la permaculture actuelle

Les changements climatiques, les désordres alimentaires, les enjeux environnementaux sont autant de problématiques qui obligent à repenser notre agriculture. De nombreuses expériences dans des pays émergents, voient le jour. Des expérimentations sont également  menées en Europe comme en France où l'on compte pas moins d'une vingtaine de projets répertoriés. Les surfaces en agriculture et élevage biologiques augmentent en France de plus de 10% tous les ans, et de 5% dans le monde. Cet engouement pour des méthodes agricoles respectueuses  de l'environnement favorise l'émergence de la  permaculture qui  ne cesse de faire de nouveaux adeptes dans le monde.

La permaculture peut-elle devenir la référence agricole dans les années à venir ?

La permaculture est un concept encore récent et pratiqué à petite échelle. Peu d'études scientifiques ont été menées pour pouvoir répondre à cette question de manière objective. Pour certains la permaculture est vouée à rester une niche dans le paysage agricole à l'image de l'agriculture biologique dont les rendements restent insuffisants pour supplanter l'agriculture conventionnelle. Pour d'autres, au contraire, cette nouvelle forme d'agriculture est viable économiquement et plus performante que l'agriculture biologique. Depuis 2011, l'INRA et Agro Paris Tech ont entrepris une étude unique en France sur la performance économique du maraîchage en permaculture. Les résultats seront connus en 2015.

Partager "Quelques sites pour comprendre" sur facebookPartager "Quelques sites pour comprendre" sur twitterLien permanent
  • Permaculture, l'avenir du maraîchage : Productive mais pas gourmande en espace, respectueuse de la nature et économe en travail et énergie, la permaculture est une méthode de maraîchage novatrice. Elle mélange les techniques des anciens maraîchers parisiens et les découvertes nouvelles sur le comportement des sols.
  • Permaculture, le jardin du Graal : Philip Forrer décrit avec précision sa méthode de création et d'entretien de son jardin d'abondance.
  • Préparation des buttes : Production intensive en espace restreint.
  • Bonne eau bonne terre : Aux Etats-Unis, une ferme quasi autonome grâce à la permaculture.
  • La ferme du Bec Hellouin : A travers un extrait de Douces France diffusé en mars 2012, Arte nous plonge dans cette forme de maréchage encore rare qu'est la permaculture en nous faisant visiter la ferme du Bec Hellouin.
  • Pourquoi et comment commencer la permaculture : Vision personnelle de Perméric, du pourquoi et comment commencer à appliquer les principes permaculturels.
  • Permaculture et jardin bio intensif : Techniques permaculturelles utilisables au jardin
  • Les baissières : Techniques permaculturelles : description et fonctionnement
  • Permaculture jardin forêt : Un jardin qui bouleverse toutes les règles de l'agronomie. Extrait de la vidéo "Le jardin extraordinaire" de Philip Forrer.
Partager "Vidéos" sur facebookPartager "Vidéos" sur twitterLien permanent
  • Rapport intermédiaire juillet 2012 : Maraîchage biologique permaculturel et performance économique. Le point sur les expérimentations menées à la Ferme du Bec Hellouin par l'INRA et Agro tech Paris.
  • Rapport intermédiaire juillet 2013 : Maraîchage biologique permaculturel et performance économique. Le point sur les expérimentations menées à la Ferme du Bec Hellouin par l'INRA et Agro tech Paris.
  • Rapport intermédiaire janvier 2014 : Maraîchage biologique permaculturel et performance économique. Le point sur les expérimentations menées à la Ferme du Bec Hellouin par l'INRA et Agro tech Paris.
  • INRA : Portail d'actualités grand public sur l'agriculture durable.
  • Terre et humanisme : Initiée par Pierre Rabhi, l’association Terre & Humanisme oeuvre depuis 1994 à la transmission de l’agroécologie pour l’autonomie alimentaire des populations et la sauvegarde des patrimoines nourriciers.
  • Permaculture Design :Ressources, design, architecture et formation en permaculture.
Partager "Pour aller plus loin" sur facebookPartager "Pour aller plus loin" sur twitterLien permanent

Association Brin de Paille

Cette association a pour objectif de promouvoir la permaculture en France, de mettre en lien les acteurs de la permaculture et d'accompagner les projets de permaculture.

Cours de permaculture

Cours de permaculture en climat froid par vidéo

Ferme Au Petit Colibri

Inspirée de la conception permaculturelle, cette ferme a mis en place un schéma de culture permettant l'auto fertilité du sol.
< Précédent | 1 | 2 | 3 | Suivant >
  • Qu'est-ce que l'agroécologie ?

    S’agissant des « pratiques », l’agroécologie peut globalement être définie comme un ensemble cohérent permettant de concevoir des systèmes de production agricole qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes, de réduire les pressions sur l’environnement et de préserver les ressources naturelles. En termes scientifiques, l’agroécologie peut s’entendre comme une discipline au carrefour de l’agronomie, de l’écologie et des sciences sociales, et privilégiant les approches systémiques. Enfin, lorsqu’ils sont présents, les mouvements agroécologiques se construisent plutôt en marge d’un courant dominant de modernisation de l’agriculture, et ils promeuvent le développement rural, la souveraineté alimentaire et une agriculture respectueuse de l’environnement. [En savoir plus]

    Partager "Qu'est-ce que l'agroécologie ?" sur facebookPartager "Qu'est-ce que l'agroécologie ?" sur twitterLien permanent
  • Quelle est la différence entre la permaculture, l'agriculture biologique et l'agroécologie?

    L’agriculture biologique recouvre potentiellement le nombre le plus large de pratiques. Cultiver en bio veut dire ne pas utiliser d’intrans, ni de produits phytosanitaires issus de la pétrochimie. Pour autant, il existe un bon nombre d’agriculteurs bio, qui, à cette exception près, travaillent presque comme des agriculteurs conventionnels : cultures de plein champs, en rang, sur une terre dénudée, beaucoup de travail du sol, très peu de biodiversité, beaucoup de mécanisation.
    L’agroécologie (en tant que pratique agricole) va plus loin. En plus de techniques comme le compostage, la recherche de complémentarité entre les espèces, la culture sur buttes…, elle  cherche à intégrer dans sa pratique l’ensemble des paramètres de gestion écologique de l’espace cultivé, comme l’économie et la meilleure utilisation de l’eau, la lutte contre l’érosion, les haies, le reboisement…
    La permaculture n’est pas à proprement parlé un système agricole. Son objet est plus vaste. Elle consiste à construire des installations humaines durables et résilientes.
    Elle va donc pouvoir intégrer l’ensemble des bonnes pratiques de l’agriculture biologique et de l’agroécologie mais également les énergies renouvelables, l’écoconstruction… Ses applications sont multiples : villes (notamment les villes en transition), entreprises, économie, énergie… [En savoir plus]

    Partager "Quelle est la différence entre la permaculture, l'agriculture biologique et l'agroécologie?" sur facebookPartager "Quelle est la différence entre la permaculture, l'agriculture biologique et l'agroécologie?" sur twitterLien permanent
  • La permaculture est-elle labelisée ?

    Le label «agriculture biologique» a pour objectif d’établir une production agricole durable, où : «la fertilité et l’activité biologique du sol doivent être maintenues ou augmentées en priorité par des rotations de cultures, la culture d’engrais vert, le recyclage et le compostage des matières organiques». Pour lutter contre les maladies, les parasites ou les ravageurs, l’agriculture biologique peut utiliser des «plantes compagnes», plantes qui se renforcent mutuellement par leur proximité. Elle peut aussi recourir à des infusions, décoctions ou préparations de plantes !
    Pour la plupart des agriculteurs bio ces critères sont insuffisants dans la mesure où ils ont été établis pour permettre à certaines agricultures «industrielles» de se prévaloir du label AB. Inquiétude d’autant plus grande que ces critères pourraient encore s’assouplir au niveau européen. Pour autant… le pas à  franchir est grand !
    Agroécologie, Biodynamie, Permaculture, Agroforesterie vont bien au-delà de ces critères du label AB. Chacune de ces pratiques se différencie par l’esprit dans laquelle elle est menée ainsi que par les techniques utilisées. Il n’en reste pas moins qu’elles sont complémentaires et que les frontières ne sont pas toujours évidentes à cerner pour les non initiés.

    [En savoir plus]

    Partager "La permaculture est-elle labelisée ?" sur facebookPartager "La permaculture est-elle labelisée ?" sur twitterLien permanent
  • La permaculture protège-t-elle réellement l'environnement ?

    Le principe de base est de faire avec ce dont on dispose localement en ressources et énergies potentielles. On peut donc définir la permaculture comme une agriculture avant tout « solaire », au lieu d’être « pétrolière » : le soleil, à travers la photosynthèse réalisée par les plantes et les cycles de transformation de l’énergie et de la matière (recyclage, compostage, alimentation, combustion…), constitue la principale source d’énergie. Une intelligente gestion du vent, de l’eau et des ressources locales mène au même but d’autonomie énergétique.
    Deuxième principe essentiel : « Prendre la nature comme modèle ». La permaculture s’inspire du fonctionnement et de la diversité des écosystèmes naturels. Pour imager, il s’agit de reproduire sur un bout de terrain ce qui peut se passer à l’échelle de la nature… [En savoir plus]

    Partager "La permaculture protège-t-elle réellement l'environnement ?" sur facebookPartager "La permaculture protège-t-elle réellement l'environnement ?" sur twitterLien permanent
  • Ecosystème

    Un écosystème est un ensemble dynamique d'organismes vivants (plantes, animaux et micro-organismes) qui interagissent entre eux et avec le milieu (sol, climat, eau, lumière) dans lequel ils vivent.
    Les dimensions des écosystèmes peuvent varier considérablement; ils peuvent être très petits, comme une mare ou un arbre mort, ou être gigantesques, comme la Terre. Un écosystème peut aussi se définir en fonction principalement de la végétation, d'une espèce animale ou du relief, par exemple. [En savoir plus]

    Partager "Ecosystème" sur facebookPartager "Ecosystème" sur twitterLien permanent
  • Agrosystème

    Un agrosystème est un écosystème créé par l'exercice de l'agriculture (cultures, élevage, échanges de produits, ...). Un agro-système est donc contrôlé en permanence par l'homme. Ce sont des écosystèmes totalement artificiels où le temps de renouvellement de la biomasse est extrêmement court. [En savoir plus]

    Partager "Agrosystème" sur facebookPartager "Agrosystème" sur twitterLien permanent
  • Zonage

    Les zones en permaculture sont une manière d’organiser les éléments du design dans un environnement humain basé sur la fréquence de ses utilisations et des déplacements nécessaires pour y accéder. Il est traditionnellement fait référence à 5 ou 6 zones, selon que l'on décrit la maison comme une zone en soi ou non. Les éléments du système fréquemment récoltés, manipulés ou visités sont situés près de la maison en zones 1 et 2, alors que les éléments moins fréquemment manipulés sont situés plus loin. [En savoir plus]

    Partager "Zonage" sur facebookPartager "Zonage" sur twitterLien permanent
  • Culture en butte

    Deux grands courants pratiquent la culture sur buttes : le premier d’inspiration biointensive, le second d’inspiration permaculturale. La biointensive cherche en gros à maximiser le rendement aussi vite que possible en utilisant tous les moyens biologiques à disposition du jardinier.
    La permaculture recherche plutôt à imiter la nature, et à éviter les pratiques trop coûteuses en travail, quitte à obtenir un rendement plus faible ou à prendre plus de temps pour obtenir un résultat. Mais les deux ont des points communs, notamment l’utilisation des buttes, la création d’un écosystème complet, l’amélioration du sol. [En savoir plus]

    Partager "Culture en butte" sur facebookPartager "Culture en butte" sur twitterLien permanent
Partager "Images_2016" sur facebookPartager "Images_2016" sur twitterLien permanent