Titre : La mort au crépuscule
Auteur : William GAY
Traduit de l'américain par Jean-Paul GRATIAS
Editeur : Editions du Masque
Date édition : 2010
Support : Livre
Public concerné : Adultes
Lien direct au catalogue
L'histoire
Deux adolescents, Kenneth et sa sœur Corrie, soupçonnent que Fenton Breece, le croque-mort local, n’a pas enterré leur père de manière régulière. Effectivement, ce qu’ils découvrent lorsqu’ils ouvrent sa tombe, puis d’autres alentour, est à faire dresser les cheveux sur la tête. Puis Kenneth vole à Fenton des photos compromettantes, et Corrie s’essaie au chantage. Traqués par Sutter, un tueur psychopathe, incarnation du mal à l’état pur, que Fenton a chargé de récupérer les preuves, ils ont un accident de voiture. Corrie meurt et le garçon tente d’échapper à Sutter lors d’une poursuite implacable dans les chemins tortueux des forêts maléfiques du Tennessee, peuplées de sorcières, de squatters inquiétants et de familles terrifiées.
(extrait du 4ème de couverture, éditions du Masque)
Notre avis
La mort au crépuscule est construit autour de la course- poursuite entre Kenneth Tyler, le «gentil» qui souhaite que justice soit faite et Sutter, le «méchant» sans foi ni loi. Cette poursuite hallucinée, rythmée par une construction en courts chapitres, tient en haleine le lecteur. L'espace dans lequel elle se déroule, le Harrikin, en renforce l'atmosphère angoissante. En effet, le Harrikin, déserté à la suite du passage d'un ouragan est devenu, au fil du temps, un lieu de non-droit où vivent des personnages étranges parfois atteints de folie.
En même temps ce récit noir n'est pas dénué de comique, notamment à travers le personnage de Fenton Beece.
Site internet
Le masque.com : William Gay
Si vous avez aimé, vous aimerez aussi
Le souffle de l'ogre de Brigitte Aubert
Extrait
...Tyler regarda le soleil. Le soleil pâle et délavé du solstice d'hiver. Sa position indiquait le milieu de la matinée. Reportant son attention sur son travail, il continua à peindre jusqu'au moment où il entendit la porte grillagée se refermer derrière la femme. Il donna un dernier coup de pinceau puis l'essora sur le rebord du pot de peinture. Il referma celui-ci, enfonçant le couvercle d'un coup de poing, posa soigneusement le pinceau par-dessus et s'éloigna rapidement vers le bosquet de noyers. Il y avait déjà pénétré, sans ralentir l'allure, quand il entendit grincer le ressort de rappel de la porte battante et la femme appeler: Petit?
Il était descendu dans la ravine récupérer son propre fusil quand elle lança: Je tirerai pas. Petit ?...